Deutscher Filmpreis 2020

Voici un aperçu des lauréats de la 70ème édition du Deutscher Filmpreis révélés hier soir lors d’une très belle cérémonie en live.

Une cérémonie singulière adaptée à la situation particulière dans laquelle nous sommes, présentée par Edin Hasanovic sur un plateau sans public et en visioconférence avec les nominé.e.s.

Bester Spielfilm

Lola d’or

Peter Hartwig, Jonas Weydemann, Jakob D. Weydemann

Lola d’argent

Leif Alexis, Jochen Laube, Fabian Maubach

Lola de bronze

Ingo Fliess

Bester Dokumentarfilm

Alex Tondowski, Ira Tondowski

Bester Kinderfilm

Jochen Laube, Fabian Maubach, Clementina Hegewisch

Beste Regie

Nora Fingscheidt

Bestes Drehbuch

Nora Fingscheidt

Beste weibliche Hauptrolle

Helena Zengel

(Systemsprenger)

Beste männliche Hauptrolle

Albrecht Schuch

(Systemsprenger)

Beste weibliche Nebenrolle

Gabriela Maria Schmeide

(Systemsprenger)

Beste männliche Nebenrolle

Albrecht Schuch

(Berlin Alexanderplatz)

Beste Kamera / Bildgestaltung

Yochi Heimrath

Bester Schnitt

Stephan Bechinger, Julia Kovalenko

Beste Tongestaltung

Corinna Zink, Jonathan Schorr, Dominik Leube, Oscar Stiebitz, Gregor Bonse

Beste Filmmusik

Dascha Dauenhauer

Bestes Szenenbild

Silke Buhr

Bestes Kostümbild

Sabine Böbbis

Bestes Maskenbild

Astrid Weber, Hannah Fischleder

Beste visuelle Effekte und Animation

Jan Stoltz, Claudius Urban

Besucherstärkster Film

Bora Dagtekin · Produktion Lena Schömann

Ehrenpreis

Edgar Reitz

Dark

De : Baran bo Odar, Jantje Friese
Annnée : 2017
Avec : Louis Hofmann, Andreas Pietschmann, Maja Schöne

RESUME

La disparition d’un enfant amènent quatre familles dans une quête pour trouver des réponses. La chasse au coupable fait émerger les péchés et les secrets d’une petite ville.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

  • L’histoire se passe dans une ville fictive, Winden, tournée dans la région de Brandenburg, en Allemagne. La plupart des scènes en extérieurs ont été tournés à la Fahrtechnikakademie Kallinchen, une ancienne zone d’essais militaires de la République démocratique allemande (RDA), près de Berlin.
  • « Il existe véritablement une commune allemande appelée Winden im Elzta (au sud de laquelle se trouve la ForêtNoire, un site naturel connu entre autres pour être lié au folklore allemand et une source d’inspiration des Frères Grimm ), celle-ci ne présente aucun lien avec la ville fictive de la série. En outre, les réalisateurs ont déclaré dans une interview avoir voulu rendre Winden la plus banale possible afin que les spectateurs puissent y voir le lieu de leur choix, plaisant ainsi à une plus grand audience. »
  • « Le tatouage dorsal du prêtre Noah ( Mark Waschke) est une représentation de la Table d’émeraude. Il s’agit de l’un des textes les plus célèbres d’hermétisme, un courant religieux et philosophique dont le personnage semble être l’un des adeptes. Datant du IIème siècle av. J.-C., ce texte débat de l’idée selon laquelle les actions, qu’elles semblent importantes ou insignifiantes, sont toutes liées les unes aux autres et s’influencent mutuellement, ce qui est l’une des thématiques centrales de la série. En outre, les théoriciens du complot arguent que la Table d’émeraude est, en réalité, beaucoup plus ancienne, et que son langage pourrait provenir d’extraterrestres ou de voyageurs dans le temps. »

Freud

De : Marvin Kren
Année : 2020
Avec :Robert Finster, Ella Rumpf, Georg Friedrich

RESUME

Dans le Vienne du XIXème siècle, le jeune médecin Sigmund Freud est amené à résoudre une série de meurtres avec l’aide d’une médium et d’un policier.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

  • Le tournage a eu lieu entièrement à Prague en République tchèque.
  • Georg Friedrich joue également dans « Helle Nächte » qui figure dans les films proposés dans ce blog.
  • Freud est disponible sur Netflix. Bien que les critiques soient particulièrement assassines, la série cartonne sur la plate-forme. Je vous laisse juge de cette œuvre.
  • La série n’a pas du tout pour vocation un retour sur l’histoire du père de la psychanalyse mais est vraiment à prendre comme une série criminelle.

M – Eine Stadt sucht einen Mörder

De: David Schalko
Année: 2019
Avec: Sarah Viktoria Frick, Gerhard Liebmann, Verena Altenberger, Lars Eidinger

RESUME

L’hiver à Vienne. Des enfants disparaissent, sans laisser de traces. Plus tard, on retrouve leurs corps. Du pain bénit pour la presse à sensation. Pour la police, une série d’échec. Un problème politique. Et en même temps l’opportunité tant attendue pour l’ambitieux ministre de l’intérieur. Le crime organisé est en difficulté. Le meurtrier d’enfants doit être trouvé afin que tous les autres sales boulots puissent continuer.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

  • Mini série de six épisodes adaptée du film de Fritz Lang, M – Eine Stadt sucht einen Mörder.
  • L’action est ici transposée dans l’Autriche d’aujourd’hui, remuée par la crise des migrants et la montée de l’extrême droite.
  • L’histoire se passe dans une Vienne enneigée. Cependant, n’ayant pas assez de neige, ils ont utilisé 450 tonnes de neige artificielle. Ainsi, 1 400 mètres cubes de neige environ ont été transportés par camion de Lackenhof à Vienne.

A VOIR, A LIRE

En Allemagne, vous pouvez retrouver la série en version premium sur la plateforme de vidéo à la demande TV Now

Deux articles au sujet de la série : Populisten und falsche Propheten et Psychogramm einer Gesellschaft

Bad Banks

De: Oliver Kienle
Année: 2017
Avec: Paula Beer, Désirée Nosbusch, Barry Atsma, Mai Duong Kieu, Albrecht Abraham Schuch

RESUME

Jana, une jeune banquière ambitieuse est renvoyée du Crédit International car elle s’est avérée plus compétente que le fils du PDG. Néanmoins, elle retrouve très vite du travail au sein d’une grande banque allemande de Francfort où elle est prise dans une machination politico-financière.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

  • La saison compte deux saisons d’épisodes de 50 minutes.
  • Bad Banks est une série série germano-luxembourgeoise d’Oliver Kienle réalisé par Christian Schwochow.
  • Christian Schwochow a voulu laisser transparaître, dans le scénario et à l’image, l’effervescence du monde de la finance. Ainsi, il voulait souligner l’aspect brillant et excitant de cet univers. Les moments d’improvisation avec les comédiens ont fait partie du procédé.
  • Le rôle de la redoutable Christelle Leblanc interprété par Désirée Nosbusch lui colle à la peau. Dans une interview, l’actrice racontait que des banquiers lui demandaient sont avis sur la finance, comme si ce rôle avait suffit à en faire une spécialiste.
  • Ancien journaliste, le réalisateur Christian Schwochow s’est énormément documenté sur la finance, domaine qu’il ne connaissait pas. Il a mené de nombreux entretiens (une cinquantaine environs) avec des banquiers. De plus, il a enquêté sous une fausse identité au sein d’établissements de Francfort et de Londres.

Analyse de séquence

J’ai réalisé cet atelier pour le jury jeune franco-allemand du Festival Max Ophüls Preis 2019. Ce jury était composé de jeune de Sarrebruck et de Nantes dans le cadre du partenariat entre les deux ville. Mon choix s’est porté sur « Die Mörder sind unter uns » pour deux raisons. D’une part, je souhaitais mettre en avant Wolfgang Staudt, réalisateur originaire de Sarrebruck; et d’autres part pour son interêt historique, car il s’agit entre autre du premier film allemand d’après guerre.

L’atelier s’est déroulé avec un petit groupe (9 collégiennes et collégiens), sur une durée de deux heures environ mais il peut être raccourci. Je vous propose l’atelier entier, mais libre à vous de l’adapter ensuite à vos besoins.

Pour cette atelier, j’ai fabriqué des photogrammes à partir d’image du film. Ces images sont des captures d’écran que j’ai ensuite imprimé et découpé. Pour renforcer les images je conseil de les coller sur du carton ou de les plastifier. Ils permettent d’ajouter de la manipulation et casser l’aspect trop théorique de l’analyse. Néanmoins, ils ne sont pas indispensable.

Vous trouverez ci-dessous tous les documents que j’ai utilisé. Ainsi que le dossier pédagogique en pdf, prêt à être imprimé.

Le dossier pédagogique
Les photogrammes
Les noms des plans et les plans

INTRODUCTION

Vocabulaire cinématographique

Avant de commencer l’analyse, voir le vocabulaire de cinéma en français et allemand

Fiche vocabulaire de Ciné fête

Fiche vocabulaire de l’Institut Goethe

Le  contexte historique du film

  • L’extrait provient du film « Die Mörder sind unter uns » de Wolfgang Staudt réalisé en 1946.
  • Que peut-on dire sur cette période historique ? (Exemple : fin de la guerre, ville détruite, notamment Berlin ; Allemagne divisée en plusieurs zones d’occupation)
  • Commencer à présenter le film (peut-être projeter l’affiche) et préciser un peu plus le contexte historique du film.

Résumé : Le film de Wolfgang Staudte se déroule dans les ruines de Berlin au lendemain de la capitulation. Un médecin alcoolique traumatisé par ce qu’il a vu pendant le conflit, découvre qu’un ancien officier nazi, qu’il croyait mort, a retrouvé ses fonctions de directeur d’usine dans la vie civile, dynamique protagoniste de la reconstruction économique du pays. Le médecin est le seul à savoir que cet homme, respectable père de famille, est un criminel de guerre dont les exactions sont demeurées impunies. Le médecin ourdit alors un projet de vengeance, pour que justice soit faite, mais aussi pour retrouver sa dignité et sa volonté de continuer à vivre malgré les horreurs du nazisme.

Histoire : Il s’agit du premier film allemand d’après-guerre, tourné au lendemain de la capitulation dans les décombres de Berlin. On appelle ces films « Trümmerfilm » ce qui signifie « film de décombre » ou « cinéma de ruine ». C’est également le premier film produit par les studios de cinéma DEFA, fondés en 1946. « Contrairement aux films produits en RFA après-guerre il ne cherche pas à déculpabiliser la population allemande d’avoir cédé à la fascination – et à l’exercice du mal, en reportant la faute sur quelques hauts dirigeants, dans un mélange d’oubli et de contrition, mais invite au contraire à la dénazification complète du pays et aux procès des criminels de guerre. »

ANALYSE

ACTIVITÉ 1- Visionnage 1

Présenter la séquence sans entrer dans les détails : il s’agit des toutes premières minutes du film

  • Visionner une première fois la séquence.
  • Regarder la séquence puis en discuter et faire un résumé commun: que venons-nous de voir ? Qu’apprenons-nous ? Que se passe-t-il ?

RésuméExemple: On découvre deux protagonistes, d’abord le médecin au milieu des décombres, puis qui rentrent chez lui. Ensuite, une jeune femme, Susanne Wallner, qui revient à Berlin après sa détention dans un camp de prisonnier.  Elle retourne voir une ancienne connaissance.

  • Retrouver la bonne chronologie : remettre les photogrammes dans le bon ordre. Pour se faire, il est possible de diviser la séquence en trois parties, ainsi ils peuvent travailler en groupe sur quelques photogrammes. Après avoir ordonné les photogrammes confiés, ils devront remettre les trois parties dans le bon ordre. (Ensuite, vérification après le deuxième visionnage de la séquence)

Les photogrammes choisis permettent de mettre en avant certains détails (plans, échelle de plan, personnages…)

ACTIVITÉ 2- Visionnage 2

  • Visionner une deuxième fois la séquence.
  • Vérifier que la chronologie des photogrammes est correcte.
  • Associer le vocabulaire et l’image (activité que l’on peut préparer pendant le deuxième visionnage. J’avais découpé les noms et les images, puis je les ai disposés sur une table pour que tout le monde puisse voir et manipuler).
  • Aborder une autre question : si l’on schématise grossièrement, l’un des personnages incarne l’espoir et l’autre le désespoir. Sans entrer encore dans les détails, juste a première vu quel personnage incarne quoi ? (femme -> espoir / homme -> désespoir). Ce qui nous amène au troisième visionnage en gardant en tête tout les infos que l’on a accumulé aujourd’hui (histoire, plan…)

ACTIVITÉ 3- Visionnage 3

  • Présenter la troisième activité avant de voir le film une troisième fois.
  • Analyse plus détaillée, notamment sur la question d’incarnation de l’espoir et du désespoir. Travaille en groupe : un groupe se focalise sur la femme et l’autre sur l’homme. Dans les deux cas, ils doivent chercher tous les éléments qui nous amènent à penser que la femme incarne l’espoir et l’homme le désespoir.
  • Chaque groupe organise ses idées afin de présenter ses recherches à l’autre groupe (par exemple sur de grandes feuilles).
  • Présentation et discussions des résultats avec l’autre groupe.

Dernière piste de réflexion s’il reste du temps : qu’est ce qui interpelle autour de cette figure féminine (une femme qui revient d’un camp de prisonnier belle et apprêtée) ?

Informations complémentaires : « Certains historiens soutiennent que l’effondrement de la société national-socialiste y a entrainé une crise aigue de la masculinité et que la reconstruction d’une quelconque forme d’autorité masculine relevait alors d’un vrai défi. Différentes études ont montré que, dans le contexte de la défaite, les femmes étaient à la fois considérées comme des coupables, qui avaient trahi sur le plan sexuel, et comme des icônes de pureté morale, que n’avaient pas souillées les crimes nazis. A ce titre, elles se virent confier la responsabilité de « recoller les morceaux », au sens littéral comme au sens figuré, celle d’assurer un nouveau départ et d’aider les hommes à assumer leur propre passé. Dans cette optique, Elizabeth Heineman a souligné l’importance des figures féminines, ces « femmes des ruines », dans le Trümmerfilm (« film de décombre) qui domine la production cinématographique allemande sous l’occupation alliée. »

Pour plus d’informations :
https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2016/05/01/les-assassins-sont-parmi-nous-de-wolfgang-staudte/
http://www.film-kultur.de/publikationen/moerder_unter_uns.pdf

Ein bisschen bleiben wir noch (Oskar et Lily)

Réalisateur: Arash T. Riahi
Année: 2020
Avec: Leopold Pallua, Rosa Zant, Christine Ostermayer

RESUME

Oskar et Lilli, deux enfants réfugiés tchétchènes de 8 et 13 ans, vivent en en Autriche depuis six ans avec leur mère. Ils sont sur le point d’être tous les trois expulsés quand leur mère tente de se suicider entraînant ainsi la suspension à court terme de leur expulsion, mais aussi la séparation de la petite famille. L’espoir des enfants de retrouver leur mère est nourri par l’amour qu’ils se portent l’un à l’autre et défie tous les obstacles bureaucratiques avec passion et poésie. Une odyssée douce-amère sur les multiples façons de percevoir le monde qui vous entoure pour survivre.

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INFORMATION COMPLEMENTAIRE

  • Le tournage a eu lieu à Vienne et en Basse-Autriche.
  • La première a eu lieu en 2020 au festival Max Ophüls Preis. D’ailleurs, le film a reçu le prix du public Publikumspreis Spielfilm 2020.
  • Le film est basé sur le roman « Oskar und Lilli » de Monika Helfer publié en 1994. Néanmoins, il diffère quelque peu de l’ouvrage. Initialement, le livre ne parle pas d’enfants réfugiés mais de deux enfants qui ont perdu leur maison en raison des troubles psychologiques de leur mère. Le réalisateur a décidé d’opérer ces modifications afin d’en faire un film politique. Lui-même émigré d’Iran en Autriche durant son enfance, il s’est beaucoup retrouvé dans le personnage d’Oscar.
  • Le réalisateur considère le film comme la pièce maîtresse d’une « trilogie de l’évasion » qu’il a commencée en 2008 par une approche documentaire avec « Ein Augenblick Freiheit » qui contait l’histoire d’Ali et Merdad fuyant l’Iran afin de rejoindre l’Autriche pour des raisons familiales. Il souhaite conclure ce triptyque par une reconstruction analytique et abstraite d’une véritable tragédie provisoirement intitulée « Eine Herzensgeschichte ».

NOTE PERSONNELLE

Tout comme Landrauschen, j’ai découvert ce film au Festival Max Ophuls Preis. Choisie au hasard en dernière minute et un peu par défaut, il s’est avéré être une très bonne surprise. En effet, en lisant le résumé je m’attendais à une toute autre ambiance car il ne laissait pas entrevoir une histoire très réjouissante. De plus, je craignais qu’il soit difficile à suivre linguistiquement car il s’agit d’un film autrichien (et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le dernier film autrichien vu durant ce festival). Finalement, le film s’est révélé incroyablement lumineux et plein d’espoir, notamment à travers la figure du jeune protagoniste. Avec sa mine espiègle, il est rempli de bonne volonté et d’innocence. Le réalisateur livre une mise en scène pleine d’originalité, même si certains plans sont là pour le style plus que la narration. L’histoire de cette petite famille indéfectiblement liés malgré les obstacles met du baume au cœur avec ses personnages attachants et plein de tendresse. Enfin, au niveau de l’allemand, il n’est pas difficile à comprendre contrairement à ce que je craignais.

A ECOUTER: Une interview de l’équipe lors du Festival Max Ophüls Preis: Hoffnung und Humor

INSTAGRAM: Le film possède également sa page Instagram dont voici le lien.

Vaterfreuden

Réalisateur: Matthias Schweighöfer
Année: 2014
Avec: Matthias Schweighöfer, Friedrich Mücke, Isabell Polak

RESUME

Félix est satisfait de son célibat sans enfant et apprécie sa vie. Beaucoup de choses changent quand son frère Henne emménage avec son furet Karsten. Henne lui avoue gagner de l’argent avec les dons de sperme. Félix décide de l’imiter. Mais lorsque le furet lui mord les joyaux de la couronne Félix, se rend compte qu’il a au fond le désir d’être père. Il essaie alors de savoir qui est le receveur de son don de sperme…

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

  • Le film a été tourné à Munich.
  • L’histoire est basée sur le roman Frettsack de Murmel Clausen publié en 2012, dont le titre français est « Elle est pas belle la vie ? ».
  • Vous le constaterz à travers ce blog, l’acteur Matthias Schweighöfer est une figure incontournable des comédies allemandes.
  • D’ailleurs, si vous aussi, vous regardiez Canal J au début des années 2000, alors vous l’avez peut être déjà vu dans le téléfilm Küss Mich, Frosch, dans lequel Matthias incarne un prince transformé en grenouille.
  • Il y a dans le film, un tout petit détail presque insignifiant. Les personnages consultent un catalogue dans la banque de sperme, dans lequel se trouvent les photos des donneurs. Parmi ces photos, on paercoit la photo de deux hommes qui ne sont que Joko und Klaas. Dans la vraie vie, ce sont deux personnalités allemandes. Ils sont notamment les présentateurs du tv Show Circus HalliGaLli. Vous pouvez retrouver certains épisode ici.
Joko à gauche et Klaas à droite


NOTE PERSONNELLE

Alors que je cherchais des comédies allemandes à regarder, j’en suis passée par la filmographie de Matthias Schweighöfer, figure incontournable des comédies (romantiques) allemandes. C’est un peu aléatoirement que j’ai regardé celle-ci. A première vue, elle n’est pas exceptionnelle, elle est classique dans sa forme et son dénouement. Cependant, je souhaitais malgré tout la partager pour deux raisons. D’une part, c’est un film sans prise de tête, à regarder en mode détente. Ce qui me plait avec ce type de comédie lorsque l’on apprend une langue, c’est qu’elles sont faciles à suivre. Bien souvent, le contenu n’est pas d’une grande complexité, on comprend où l’on veut nous amener, ainsi même sans sous-titre elles sont abordables. Un bon exercice d’écoute qui allie l’utile à l’agréable. D’autre part, c’était l’occasion de rebondir sur un petit détail que j’évoquais plus haut sur cette page : les photos de Joko und Klaas. Ce détail permet de faire le lien avec d’autres personnalités de la culture allemande mainstream. Un plus à la fois pour sa propre culture générale, mais également pour trouver d’autres contenus à explorer, à écouter. Même si ce ne sont pas des programmes d’une grande intellectualité, il n’est pas dénué de sens de s’intéresser au pire comme au meilleur de ce qui se fait dans un pays.

Arte Kino Festival

Ce festival en ligne ne concerne pas uniquement le cinéma allemand car il s’agit plutôt de cinéma européen, mais parmi les films sélectionnés ont y trouves des productions germanophones que l’on peut donc visionner gratuitement et également avec des sous-titre français et/ou allemand.

Le festival a lieu au mois de décembre, il est accessible via le site artekinofestival.com où il suffit simplement de se créer un compte pour avoir accès à tout les films.

« ArteKino Festival est une manifestation innovante lancée en 2016, destinée aux cinéphiles et aux spectateurs de toute l’Europe, désireux de découvrir une sélection de productions européennes parmi les plus originales et stimulantes de l’année. ArteKino Festival a été conçu comme une opération entièrement gratuite et numérique. »

Par ailleurs, le reste de l’année ArteKino propose chaque mois un film à visionner gratuitement.

Deux prix sont décernés : le prix du public. En effet, « A l’issue du visionnage, le spectateur peut attribuer une note de 1 à 5 à chaque film. Le Prix du Public Européen d’une valeur de 20 000 euros maximum sera décerné au film ayant obtenu la meilleure note. Ce prix est réparti entre le réalisateur du film et le vendeur international et devrait inciter à une diffusion plus large du film sur de nouveaux territoires. » Et le prix du jury jeune attribué par 6 à 12 jeunes européens entre 18 et 25 ans. « Un Prix d’une valeur de 10 000 euros à l’un des 10 films de la sélection du Festival. »

Semaine du Cinéma allemand de Dinard

Comme son intitulé l’indique, l’événement a lieu à Dinard au mois de mai qui est aussi le mois de l’Europe. Cette semaine du cinéma allemand a été crée en 2013 par Philippe LE ROY, président d’Emeraude Kino, remplacé en 2019 par Ilona WEINANS.

Une sélection de trois ou quatre films, fournis en grande partie par le Goethe Institut, est proposée au public scolaire dans les salles de Dinard et Dinan. Pour le grand public c’est une sélection d’une douzaine de film  projetés dans les salles de Dinard.

Le film ayant reçu le meilleur accueil du public se voit attribué la Bretzel d’Emeraude. Tous les films sont présentés en Version Originale sous titrée.